Psychologie / Le livre des bonnes questions à se poser pour avancer dans la vie
Psychologie Couverture du livre Le livre des bonnes questions à se poser pour avancer dans la vie de Béatrice Millètre

Le livre des bonnes questions à se poser pour avancer dans la vie

Béatrice Millètre

Ce livre met en avant le pouvoir des bonnes questions pour mieux se connaître et progresser. Il guide le lecteur dans une réflexion personnelle par des interrogations simples, et aide à clarifier ses objectifs, à mieux comprendre ses choix et à avancer avec plus de conscience dans les différentes étapes de sa vie.

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INTRODUCTION

Avancer dans la vie, qu'est-ce que cela veut dire ? Posez la question autour de vous, les réponses seront aussi variées que vos interlocuteurs.

Pour certains, ce sera une progression de carrière ; pour d'autres, gagner en expérience à mesure que le temps passe ; pour d'aucuns, s'améliorer soi-même ; pour celle-ci, tendre vers une certaine forme de perfection ; pour celui-là, gagner en sérénité ; pour cette dame, supprimer ses comportements colériques ; pour ce monsieur, ne plus avoir de problèmes ; pour cette étudiante, trouver sa voie et s'y sentir bien…

Autant de réponses et autant d'interprétations personnelles, toutes empreintes de vérité, et toutes aussi justes les unes que les autres.

Car « avancer dans la vie » recouvre plusieurs idées.

C'est avant tout savoir se remettre en question pour se donner les moyens de progresser.

Se remettre en question dans le bon sens du terme, non pas pour culpabiliser d'avoir mal fait quelque chose et se dévaloriser, mais bien pour éviter de recommencer.

Nous touchons là un point fondamental : nous ne pouvons avancer qu'en tirant parti de nos erreurs, de nos difficultés, donc en les reconnaissant pour ce qu'elles sont : des situations ponctuelles qui ne nous ont pas convenu, mais que nous pouvons étudier afin de trouver des solutions pour qu'elles ne se reproduisent pas.

Se remettre en question, c'est accepter de n'être pas parfait mais perfectible, de n'être pas figé mais adaptable.

En d'autres termes, c'est accepter de faire des erreurs, car elles témoignent que nous essayons d'avancer : personne n'a « la science infuse » ; si l'on se trompe, c'est que l'on a essayé quelque chose de nouveau, quelque chose que l'on ne savait pas faire.

Et, encore une fois, il s'agit d'en tirer parti.

En ce sens, avancer, c'est regarder derrière soi pour aller de l'avant.

C'est s'appuyer sur nos expériences passées pour construire notre futur.

Expériences négatives, comme je viens de le dire, mais aussi positives : nos succès et nos réussites qui sont les témoins de notre savoir-faire, de nos compétences et de nos talents.

Ceux-là mêmes sur lesquels nous nous appuyons pour faire en sorte de ne pas reproduire nos erreurs.

D'accord, me direz-vous, mais se remettre en question à chaque échec, dans chaque situation négative et pour chaque attitude déplacée, c'est fatigant, éreintant même ! Cela veut dire penser, encore penser et toujours penser, sans cesse et sans repos.

C'est vrai, et c'est bien pour cela que l'on n'avance pas dans tous les cas, mais seulement quand les situations en valent la peine.

Cela implique de définir ce qu'il faut résoudre, ce qu'il faut ôter à notre vie pour qu'elle soit conforme à nos aspirations ou qu'elle tende vers cet idéal, mais en gardant présent à l'esprit ce que nous sommes, ce que sont et notre nature et notre personnalité – sans les changer.

Autrement dit, s'accepter comme on est. Car, bon an, mal an, nous sommes tous, plus ou moins, des gens bien, avec nos défauts et nos qualités, nos succès et nos échecs, nos satisfactions et nos désillusions. Globalement, nous tenons debout et nous savons, la plupart du temps, rebondir et retomber sur nos pattes.

C'est également accepter que l'on ne peut pas tout changer, ni les autres ni le monde.

Qu'ainsi, pour avancer efficacement, il importe de prendre en compte la réalité pour que nos projets soient réalistes et surtout réalisables.

Combien de personnes ont la tête pleine de projets qui mériteraient de voir le jour, mais qui n'aboutissent pas ! Pourquoi ? Parce qu'elles n'ont pas tenu compte de leur environnement. Qu'elles n'aient pas les contacts nécessaires, ou que leur projet soit trop novateur ou peu porteur dans une société de marché, cela revient à ne pas avoir pris en compte un paramètre fondamental : la réalité !

Faut-il pour autant se résigner et abandonner ses idées, perdre ses illusions ?

Non, certainement pas, encore que la frontière soit ténue entre l'adaptation et la résignation.

S'adapter, tenir compte de tous les paramètres pour qu'un projet voie le jour, c'est accepter qu'il y ait un jeu avec des règles que vous choisissez de suivre, même si elles ne vous correspondent pas vraiment. C'est aussi se dire que, peut-être, ou peut-être pas, en agissant ainsi, en conservant vos valeurs bien sûr, vous contribuerez à la marche du monde.

Se résigner, c'est se dire que si la réalité et les gens sont ainsi, alors autant ne pas démarrer. C'est refuser de voir qu'il y a un jeu et refuser d'en suivre les règles. C'est penser que vous seul détenez la vérité et que les autres sont dans l'erreur. Peut-être est-ce le cas, mais ce n'est pas en l'affirmant contre le plus grand nombre et en refusant de « jouer » que vous pourrez le démontrer.

Bref, on avance d'abord pour soi et par rapport à soi, mais dans un monde peuplé d'autres personnes.

Cela veut dire ne pas les copier, se poser la question de votre motivation et de vos valeurs, surtout par rapport au plus grand nombre, et donc faire fi de la pression sociale. Se demander ce qui vous fait agir : vos valeurs propres ou celles que vous voyez représentées partout ?

Vous saurez alors que vous êtes dans le droit chemin.

Parce que la personne qui vous connaît le mieux, c'est vous-même.

Seulement, vous avez oublié que, comme vos congénères, vous êtes doté de nombreux talents. Ces talents, vous ne les voyez plus, vous les avez occultés. Mais, si vous vous écoutiez, si vous laissiez parler votre « petite voix intérieure », celle du bon sens, celle qui ne vous trompe jamais, ou si rarement, vous entendriez qu'elle vous dit ce dont vous êtes capable et où vous devez aller.

Alors vous pouvez vous arrêter de vous poser mille et une questions. Car vous savez que votre vie avance dans la bonne direction et se déroule conformément à votre personnalité et à vos aspirations.

Avancer, c'est finalement tout cela : se remettre en question, pas tout le temps, mais avec modération ; regarder derrière soi pour tirer parti des échecs comme des réussites et construire un avenir qui vous convienne ; tenir compte de soi, des autres et de la réalité ; voir que globalement la vie est plutôt conforme à ce qu'on en attendait.

Apprendre chaque jour et ainsi gagner en expérience et en sérénité.

C'est pourquoi la définition que je préfère est celle que me donna cette femme : « Avancer dans la vie ? C'est vieillir ! »

Pourquoi le « livre des questions » et pas celui des réponses ? Car il n'existe pas une unique réponse valable pour tous, mais des réponses qui se doivent d'être différentes afin d'être efficaces et adaptées à chacun.

Mon but est de vous donner des pistes de réflexion, des directions et, bien sûr, quelques outils qui vous permettront de mettre en musique les solutions que vous aurez trouvées. Quelques outils seulement ? Oui, car il n'est pas souhaitable de vous imposer une solution qui ne serait pas la vôtre.

À vous donc de la trouver, puis de la construire.

Chaque jour, pas à pas.

Ce n'est ni très difficile ni très long, mais c'est particulièrement efficace.

PREMIÈRE PARTIE
Avancer, qu'est-ce que ça veut dire ?

Une étudiante me dit un jour : « Je panique chaque fois que je vais en cours. »

Après quelques questions de ma part, elle arrive à préciser ce qui lui fait peur : « Le prof parle de choses que je ne connais pas. »

Pourquoi vient-elle me voir ?

Pour remettre en question sa croyance selon laquelle il lui faudrait déjà posséder des connaissances qu'elle va justement apprendre à l'université ?

Non. Pour se débarrasser de ces paniques qui lui sont désagréables, voire qui lui causent de grandes souffrances.

Mais comment avancer dès lors que vous devez tout savoir avant même de l'avoir appris et que vous visez un monde dénué de nouveauté et, partant, dénué de risques, donc édulcoré, sans émotions ?

Se remettre en question, c'est accepter que tout ne va pas bien, d'un coup, ni tout le temps, mais que nous faisons ce qu'il faut pour avancer dans une direction qui est la nôtre.

Cela signifie résoudre des problèmes qui surviennent sur le chemin, lorsque nous en avons la capacité, et accepter que tous ne soient pas solvables.

Mais cela veut dire aussi se fixer des objectifs réalistes que nous cherchons à atteindre pour aller de l'avant.

CHAPITRE PREMIER
Aller de l'avant

Aller de l'avant, c'est développer des projets. Nous le faisons tous sans forcément nous en rendre compte : projeter de partir en vacances cet été, d'inviter des amis, de faire les courses… Un projet n'est pas seulement une idée. C'est aussi et surtout une réalisation. Qui tient donc impérativement compte de votre personnalité et de votre environnement.

Mettre ma vie en adéquation avec mes aspirations

Nous avons tous une vie rêvée, idéale. Qui peut être réalisable ou pas.

Probablement pas d'ailleurs, et tant mieux, car nous gardons alors cet objectif en ligne de mire et c'est ce qui nous fait avancer.

Réalisez un projet, arrêtez-vous, et vous avez fini d'avancer.

Réalisez le même projet avec efficacité, mais en vous disant que vous pouvez encore progresser, être plus efficace, plus rapide, et vous continuez d'être tiré en avant.

Le tout en adéquation avec notre personnalité propre, mais sans faire abstraction du monde qui nous entoure.

La plupart du temps, nous ne réfléchissons pas à ce que nous avons à faire. Nous le savons, c'est tout. Ainsi, faire les courses parce qu'on a invité des amis à déjeuner, ou parce que c'est l'anniversaire de notre conjoint ; aller au cinéma ; ou encore partir en vacances.

Pour certains, la vie se déroule ainsi, sans anicroches. Les projets leur viennent sans qu'ils aient besoin d'y penser. Cela fait partie d'eux et ils avancent comme ça.

Cela est rendu possible car leur vie est conforme à ce qu'ont toujours été leurs aspirations.

Telle cette mère et grand-mère qui se souvient : « J'ai toujours voulu...

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